Essoufflement après pose de stent : comprendre les causes

Par Pauline Mercier

Publié le 26/12/2025

Essoufflement après pose de stent : comprendre les causes

Après une angioplastie, il n’est pas rare de se sentir à court d’air. Cet essoufflement après pose de stent peut être transitoire ou révéler un souci qui nécessite un avis médical. Comprendre ce qui se passe permet d’agir sans panique et d’accélérer la récupération. Voici les causes les plus fréquentes et des conseils concrets pour retrouver une respiration plus confortable.

💡 À retenir

  • Environ 20% des patients ressentent de l’essoufflement après la pose d’un stent.
  • Les causes peuvent inclure des problèmes pulmonaires ou cardiaques sous-jacents.
  • Des études montrent qu’une bonne réhabilitation cardiaque peut réduire les symptômes.

Qu’est-ce qu’un stent et son rôle ?

Un stent est un petit ressort métallique introduit dans une artère coronarienne pour la maintenir ouverte après une angioplastie. Il restaure la circulation du sang vers le muscle cardiaque et réduit le risque de récidive d’angine de poitrine. Le plus souvent, l’amélioration des symptômes est rapide, notamment sur l’oppression thoracique à l’effort.

Il existe plusieurs types de dispositifs. Le stent nu, appelé BMS, est un treillis métallique simple. Le stent actif, dit DES, libère progressivement un médicament anti-prolifératif pour limiter la re-sténose. Des structures biorésorbables ont aussi été utilisées dans certains cas, avec des indications plus restreintes. Le choix dépend du profil du patient, de l’artère ciblée et du traitement antiplaquettaire envisagé.

Définition du stent

Concrètement, un stent mesure quelques millimètres de diamètre et quelques dizaines de millimètres de longueur. Il est comprimé sur un ballonnet, puis expansé dans l’artère au site du rétrécissement. Une fois en place, il sert d’échafaudage pour garder le vaisseau ouvert. Le stent en lui-même n’empêche pas de respirer. Quand un essoufflement survient après la procédure, on recherche d’abord d’autres explications, cardiaques, pulmonaires ou médicamenteuses.

Essoufflement après pose de stent : causes

Beaucoup de personnes décrivent une gêne respiratoire les jours qui suivent l’angioplastie. Environ 20% ressentent ce symptôme à un moment donné. L’essoufflement après pose de stent peut rester bénin et passer en quelques jours, mais il peut aussi signaler une complication ou une pathologie déjà présente et non diagnostiquée.

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Les causes se regroupent en trois grandes familles. Les causes cardiaques incluent l’insuffisance cardiaque, une re-sténose précoce, une thrombose de stent, un épanchement péricardique ou un trouble du rythme. Les causes pulmonaires couvrent l’asthme, la BPCO, une infection respiratoire, un embolie pulmonaire ou une apnée du sommeil. Les causes générales et médicamenteuses sont fréquentes, notamment certains antiplaquettaires, l’anémie, la rétention hydrosodée ou l’anxiété.

  • Médicaments: le ticagrélor peut provoquer une dyspnée non dangereuse mais gênante, surtout au repos; les bêtabloquants peuvent majorer la sensation d’essoufflement chez certains.
  • Insuffisance cardiaque: accumulation de liquide avec œdèmes, prise de poids rapide et essoufflement nocturne.
  • Re-sténose ou thrombose de stent: douleur thoracique, gêne respiratoire à l’effort, baisse de la tolérance à l’activité.
  • Causes pulmonaires: infection, bronchospasme, embolie pulmonaire, aggravation d’une BPCO non connue.
  • Facteurs généraux: anémie, déconditionnement, stress et hyperventilation qui entretiennent l’essoufflement après pose de stent.

Exemple: Jean, 58 ans, respire plus court depuis la sortie. Son ECG et la troponine sont normaux, l’échographie est rassurante. Le cardiologue identifie un effet du ticagrélor. Un changement d’antiplaquettaire après évaluation fait disparaître la gêne. À l’inverse, chez Fatima, 72 ans, l’apparition brutale d’un souffle coupé avec douleur thoracique a motivé une prise en charge immédiate pour une thrombose de stent.

Comment réagir face à l’essoufflement ?

Comment réagir face à l'essoufflement ?

La première étape consiste à distinguer l’urgence de la gêne non urgente. L’essoufflement après pose de stent qui survient au repos, s’associe à une douleur thoracique, un malaise, des lèvres bleutées, une fièvre élevée, une toux avec sang ou une asymétrie marquée de la respiration impose un appel aux urgences. En présence d’un simple souffle court à l’effort habituel, sans douleur ni malaise, un contact rapide avec le cardiologue suffit le plus souvent.

Tenez un carnet des symptômes: date, heure, activité en cours, durée, signes associés et récupération. Comparez avec votre niveau d’effort d’avant l’angioplastie. Si vous montiez trois étages sans pause et que vous devez aujourd’hui vous arrêter dès le premier, c’est un signal utile pour le médecin. Pesée quotidienne, relevé de tension et de fréquence cardiaque aident à orienter le diagnostic.

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Mesures immédiates à prendre

  • Stoppez l’effort, asseyez-vous, respirez calmement avec la bouche entrouverte et allongez l’expiration.
  • Comptez votre fréquence respiratoire pendant une minute et prenez votre pouls; notez les valeurs.
  • Si vous avez un bronchodilatateur prescrit, utilisez-le selon l’ordonnance.
  • Vérifiez vos médicaments du jour pour écarter un oubli. Ne modifiez rien sans avis médical.
  • Contactez le cardiologue si la gêne persiste, s’aggrave ou survient à des efforts de plus en plus modestes.

Les programmes de réadaptation cardiaque sont un pilier. Des études montrent qu’une prise en charge supervisée avec activité physique progressive, contrôle des facteurs de risque et éducation thérapeutique réduit nettement les symptômes respiratoires et améliore la qualité de vie. Demandez une orientation dès la sortie, surtout si l’essoufflement après pose de stent vous freine dans les gestes du quotidien.

Conseils pour une meilleure récupération

L’activité physique reprend de façon graduée. Marchez chaque jour, en terrain plat au début, 10 à 15 minutes, puis ajoutez 5 minutes tous les deux jours jusqu’à atteindre 30 à 45 minutes. La règle du « test de la conversation » aide: si vous pouvez parler en phrases courtes sans haleter, l’intensité est correcte. L’objectif à terme est d’environ 150 minutes hebdomadaires d’activité modérée, validées par votre équipe de soins.

Apprenez à mieux respirer. La respiration abdominale et l’expiration lèvres pincées réduisent la sensation de souffle court. Allongez l’expiration pour ralentir le rythme respiratoire. Un sommeil régulier, une bonne hydratation et des repas légers le soir limitent les réveils nocturnes avec gêne respiratoire. Évitez la fumée, aérez le logement, et fractionnez les tâches physiques en séquences courtes avec pauses planifiées si l’essoufflement après pose de stent persiste.

Pauline Mercier

Je suis Pauline Mercier, passionnée de sport et fervente défenseure d'un mode de vie actif. Sur mon blog, je partage mes expériences, conseils et astuces pour aider chacun à découvrir la joie du mouvement. Rejoignez-moi dans cette aventure sportive !

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