Le record d’apnée : un exploit humain à 29 minutes

Par Pauline Mercier

Publié le 18/12/2025

Le record d'apnée : un exploit humain à 29 minutes

29 minutes sans respirer. Cette performance, attribuée à Vitomir Maričić, bouscule nos repères et relance le débat sur les limites humaines. Derrière ce chiffre se cachent des années de préparation, des protocoles précis et un savoir-faire physiologique affûté. Découvrons ce que ce record dit du corps, de l’esprit et de l’art de gérer l’oxygène, sans mythe ni sensationnalisme.

💡 À retenir

  • Le record d’apnée est actuellement de 29 minutes, établi par Vitomir Maričić.
  • Statistiques sur la pratique de l’apnée dans le monde.
  • Données sur les effets physiologiques de l’apnée sur le corps humain.

Qu’est-ce que le record d’apnée ?

L’apnée est l’art de retenir son souffle de manière contrôlée. On distingue l’apnée statique (immobile, visage dans l’eau ou hors de l’eau), l’apnée dynamique (enchaîner une distance en piscine, avec ou sans palmes) et les disciplines de profondeur. Un record d’apnée n’a donc pas une seule définition, car il dépend de la discipline et des règles d’homologation.

Le record d’apnée qui attire ici l’attention concerne l’apnée statique réalisée après une phase de pré-oxygénation. Cette catégorie est spécifique, car la respiration d’oxygène pur avant l’immersion augmente les réserves en O2 et retarde l’accumulation de CO2. Le chiffre de 29 minutes est associé à un protocole très encadré et diffère des records d’apnée statique « à l’air » pratiqués en configuration de compétition classique.

Définitions et historique

Historiquement, l’apnée a évolué de la chasse sous-marine et de l’exploration vers une discipline sportive structurée, portée par des pionniers comme Jacques Mayol et Enzo Maiorca. En statique, les temps ont d’abord progressé par paliers grâce à une meilleure préparation mentale, aux techniques de relaxation et à une compréhension plus fine de la physiologie.

Autre nuance importante, l’apnée profonde en « poids constant », « immersion libre » ou « no-limits » suit des logiques différentes de sécurité et de performance. Le record de 29 minutes concerne la retenue de souffle sans déplacement, avec une pré-oxygénation qui modifie radicalement la physiologie par rapport à une apnée statique à l’air ambient.

Les techniques d’apnée

La performance en apnée repose sur un triptyque simple à énoncer, exigeant à maîtriser : économie d’oxygène, tolérance au CO2 et gestion du stress. Les apnéistes entraînent le relâchement musculaire, la stabilité mentale et l’efficacité ventilatoire avant la rétention.

A lire aussi  Streamonsport dead : que faire en décembre 2025 ?

Pour vous aider à visualiser les techniques, voici une vidéo explicative :

À haut niveau, l’objectif est de réduire la dépense énergétique. Posture stable, mouvements nuls, température de l’eau contrôlée, échauffement respiratoire subtil et routine mentale sont au cœur de la stratégie. Dans le cadre d’un record d’apnée en pré-oxygénation, la préparation inclut des protocoles de saturation en oxygène et une surveillance médicale, car l’équilibre O2/CO2 est profondément modifié.

Techniques de respiration

Avant la rétention, les apnéistes misent sur la ventilation diaphragmatique pour abaisser le rythme cardiaque et favoriser la vasodilatation périphérique. Les séquences de type « box breathing » ou « 4-7-8 » aident à ancrer le calme. Pour la performance pure, certains utilisent le « packing » ou insufflation glossopharyngée, une technique avancée qui augmente le volume pulmonaire, à manier avec prudence pour éviter les surpressions.

Les tables d’entraînement CO2 et O2 structurent le progrès. Les tables CO2 raccourcissent les récupérations entre apnées pour habituer le cerveau à la montée de dioxyde de carbone. Les tables O2 allongent progressivement les temps d’apnée pour repousser le seuil d’hypoxie. En configuration de pré-oxygénation, la respiration d’oxygène à 100 % avant la rétention s’inscrit dans un protocole spécifique visant la saturation maximale des réserves tissulaires.

  • Conseil sécurité pour débutants : ne vous entraînez jamais seul, même en piscine.
  • Progression efficace : journalisez vos sessions, ajustez une seule variable à la fois.
  • Routine mentale : visualisez la réussite, ancrez une séquence fixe avant chaque apnée.
  • Prévention : évitez l’hyperventilation agressive, cause fréquente de pertes de connaissance peu profondes.

Les enjeux de l’apnée

Les enjeux de l'apnée

Sur le plan physiologique, l’apnée déclenche le « réflexe d’immersion ». La fréquence cardiaque diminue, les vaisseaux périphériques se contractent et le sang est redirigé vers les organes vitaux. La rate se contracte, libérant des globules rouges supplémentaires qui augmentent la capacité de transport d’oxygène. Ces adaptations expliquent en partie la capacité du corps à prolonger la rétention en sécurité relative.

La pratique encadrée peut apporter des bénéfices : amélioration de la variabilité cardiaque, gestion du stress, conscience respiratoire, mobilité thoracique. Elle comporte aussi des risques. Les pertes de connaissance hypoxiques, les « lung squeezes » (congestions pulmonaires), les barotraumatismes et, en profondeur, le risque de désaturation incomplète nécessitent un cadre strict et une supervision compétente.

A lire aussi  Tout savoir sur 123sport : streaming et alternatives

Risques et bénéfices

Chez les apnéistes entraînés, la bradycardie pendant l’immersion peut abaisser la fréquence cardiaque de 10 à 30 %. La contraction splénique augmente transitoirement le volume d’érythrocytes, tandis que la vasoconstriction périphérique économise l’oxygène pour le cerveau et le cœur. En parallèle, la tolérance au CO2 s’améliore, retardant les contractions diaphragmatiques qui signalent l’envie de respirer.

  • Principaux risques : hypoxie, pertes de connaissance, œdème pulmonaire d’immersion, barotraumatismes ORL.
  • Signaux d’alerte : confusion, paresthésies, vision tunnel, mouvements désordonnés.
  • Prévention : protocole de sécurité, binôme formé, récupération suffisante, hydratation et échauffement adaptés.

Sur le plan sociétal, la discipline progresse. Des clubs et fédérations sont présents dans plus de cent pays, et on compte des dizaines de milliers de licenciés actifs. Les formats loisirs et piscine se développent rapidement, portés par l’accès aux formations et par l’attrait pour une pratique respiratoire aux effets mesurables sur le stress et la concentration. Cette dynamique soutient la quête de performance, mais impose un rappel constant aux règles de sécurité.

Étude de cas : Vitomir Maričić

Vitomir Maričić est associé à un record d’apnée de 29 minutes en apnée statique, après une phase de pré-oxygénation rigoureusement contrôlée. Ce type de performance s’appuie sur un protocole précis : saturation en oxygène, installation immobile, température stable, monitoring et équipe de sécurité. L’objectif est simple sur le papier, complexe en pratique : minimiser la consommation d’O2 et retarder l’augmentation du CO2 jusqu’au terme de la rétention.

Sur le plan technique, l’accent est mis sur la relaxation parasympathique, la réduction de toute micro-mobilité, le maintien d’une flottabilité neutre et un rythme mental monotone pour stabiliser la demande métabolique. Un soin particulier est apporté à la préparation : séquences respiratoires lentes, éventuelle optimisation du volume pulmonaire et contrôle des paramètres externes. La réussite repose autant sur la physiologie que sur la gestion psychologique de l’inconfort.

Pauline Mercier

Je suis Pauline Mercier, passionnée de sport et fervente défenseure d'un mode de vie actif. Sur mon blog, je partage mes expériences, conseils et astuces pour aider chacun à découvrir la joie du mouvement. Rejoignez-moi dans cette aventure sportive !

Rejoignez notre newsletter !

Je m'abonne

Plus d'actualités

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.