Quels sont les 3 nouveaux sports des JO ?

Quand on regarde le programme des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, trois disciplines sautent aux yeux parce qu’elles n’ont jamais figuré au programme : le baseball-softball (de retour après une longue absence, mais sous un format différent), le squash et le flag football. Pour les spectateurs comme pour les fédérations, leur arrivée change la donne sur le terrain, dans l’organisation des compétitions et dans la manière de suivre les épreuves.

Flag football aux JO : un sport sans plaquage sur gazon olympique

Le flag football se joue en cinq contre cinq. L’objectif reste le même qu’au football américain classique (marquer des touchdowns), mais le porteur du ballon est arrêté quand un adversaire lui arrache un drapeau accroché à la ceinture. Pas de casque, pas d’épaulières, pas de plaquage.

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Sur le terrain, cette absence de contact change tout. Les phases de jeu sont plus courtes, les espaces plus réduits, et la vitesse d’exécution des passes devient le critère numéro un. On voit déjà des sélections nationales se structurer autour d’anciens joueurs de football américain universitaire, mais aussi autour d’athlètes venus du rugby à sept ou du handball.

Skateboardeuse professionnelle en plein saut lors d'une compétition aux Jeux Olympiques

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Pour les organisateurs, le format est un atout logistique. Un match de flag football dure moins d’une heure, ce qui permet d’enchaîner plusieurs rencontres sur une même journée dans un seul stade. La NFL pousse activement cette discipline à l’international depuis plusieurs années, et son inclusion olympique accélère la création de ligues nationales en Europe, en Afrique et en Asie.

L’équipe de France travaille sur ce projet depuis un moment. Le vivier de joueurs reste modeste comparé aux États-Unis ou au Mexique, mais la fédération française de football américain organise déjà des championnats de flag football sur le territoire.

Squash olympique : une discipline qui attendait depuis des décennies

Le squash a frappé à la porte du CIO pendant plusieurs cycles olympiques. Sa candidature avait été rejetée à plusieurs reprises, souvent au profit d’autres disciplines. Pour Los Angeles 2028, le feu vert a enfin été donné.

Le défi principal du squash en contexte olympique tient au court lui-même. Un court de squash vitré sur quatre faces permet au public de voir l’intégralité des échanges, mais cette infrastructure est coûteuse à installer temporairement. Les organisateurs prévoient de monter un court spectacle en plein air, ce qui offre une ambiance très différente des salles de club habituelles.

Sur le plan sportif, le squash récompense l’endurance autant que la technique. Les échanges sont longs, les déplacements latéraux constants, et la lecture de trajectoire détermine chaque point. On retrouve des nations dominantes comme l’Égypte, la Nouvelle-Zélande ou la Malaisie, où ce sport bénéficie d’une popularité que la France n’a pas encore atteinte.

Ce que ça change pour les clubs français

L’effet olympique génère mécaniquement de la visibilité. Les clubs de squash français, souvent installés dans des complexes sportifs polyvalents, espèrent attirer de nouveaux licenciés grâce à la couverture télévisée des JO. Les retours varient sur ce point, car la médiatisation d’un sport de niche pendant deux semaines ne garantit pas un afflux durable.

Baseball-softball au programme de Los Angeles 2028

Le baseball et le softball reviennent au programme olympique après leur exclusion en 2012. Leur présence à Tokyo en 2021 avait déjà marqué un retour temporaire, lié au pays hôte. Los Angeles rend ce retour logique : la ville dispose d’infrastructures de baseball majeures, et ce sport reste ancré dans la culture sportive locale.

Le format olympique regroupe baseball (masculin) et softball (féminin) sous une même bannière. Les matchs se jouent sur un nombre réduit de manches par rapport aux championnats professionnels, ce qui raccourcit la durée des rencontres et les rend plus adaptées à une diffusion olympique.

  • Le baseball oppose deux équipes de neuf joueurs, avec un système de manches alternées entre attaque et défense, centré sur le duel lanceur-frappeur
  • Le softball utilise un terrain plus petit, un lancer par le bas et une balle plus grosse, ce qui produit un jeu plus rapide et des scores souvent plus serrés
  • Les deux disciplines partagent une logique tactique commune mais des gestes techniques distincts, notamment la mécanique de lancer

Deux grimpeurs en compétition sur un mur d'escalade artificiel lors des Jeux Olympiques

Pour l’équipe de France de baseball, la qualification olympique reste un objectif ambitieux. Les nations dominantes (États-Unis, Japon, Corée du Sud, République dominicaine) disposent d’un réservoir de joueurs professionnels sans commune mesure. La fédération française mise sur le développement des pôles espoirs et sur les binationaux évoluant dans des ligues étrangères.

Trois sports, trois publics, un même enjeu de visibilité

Ces trois disciplines partagent un point commun : elles ciblent des audiences que les JO ne captaient pas auparavant. Le flag football vise le public nord-américain habitué à la NFL. Le squash parle à des pays d’Asie du Sud-Est et du Moyen-Orient. Le baseball-softball ancre les Jeux dans la culture sportive du pays hôte.

Chaque nouveau sport doit prouver sa viabilité olympique en une seule édition. Le CIO réévalue le programme après chaque cycle, et une discipline ajoutée pour 2028 n’a aucune garantie de figurer à Brisbane 2032. Cette pression pousse les fédérations internationales à maximiser l’impact médiatique pendant les deux semaines de compétition.

  • Le flag football bénéficie du soutien financier et logistique de la NFL, qui voit dans les JO un levier d’expansion mondiale
  • Le squash s’appuie sur la World Squash Federation, qui a structuré un circuit professionnel solide mais peu médiatisé en France
  • Le baseball-softball profite de l’infrastructure existante à Los Angeles, réduisant les coûts d’organisation

Pour les fans de sport en France, ces ajouts au programme signifient de nouvelles épreuves à suivre, de nouveaux athlètes à découvrir, et potentiellement de nouvelles médailles à viser. Le flag football et le squash seront diffusés sur les mêmes créneaux que les disciplines traditionnelles, ce qui leur donne une fenêtre d’exposition unique. La vraie question, pour chacun de ces trois sports, c’est ce qui restera après la cérémonie de clôture.

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